• C2i 2019

    Du 28/01/2019 au 30/01/2019

    • Talence
    8ème Colloque Interdisciplinaire en Instrumentation    EXTENSION DE LA DATE DE DÉPÔT DES RÉSUMÉS AU 15 ...
  • Conférence GO2S

    Du 11/02/2019 au 12/02/2019

    • Centre de Conférences Pierre Mendès France - Paris
    Capteurs : la fibre au-delà des Télécoms  La conférence Guided Optics & Sensor Systems (GO2S®) permettra ...
  • 14e Journées « Imagerie Optique Non Conventionnelle »

    Du 18/03/2019 au 19/03/2019

    • Institut Langevin - Paris
    La 14e édition des « Journées Imagerie Optique Non-Conventionnelle » (JIONC) se tiendra cette année dans les locaux ...

Ecole thématique SFO 2019 : Peignes de Fréquences et Liens Fibrés Optiques pour les Mesures de Précision

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Cette école s’inscrit dans le cadre du développement national et international des liens optiques fibrés qui permettent de transférer un signal de référence de fréquence ultrastable et exact et ouvrent ainsi la voie à des expériences de très grande précision dans de larges domaines de la physique.

L’ambition de cette école est de rassembler les acteurs des récents développements dans ce domaine, et un panel de futurs utilisateurs de disciplines variées, qui peuvent mettre à profit ces outils pour des mesures de haute précision. Cette rencontre se produit après 15 ans de développement au sein de la communauté de la métrologie temps-fréquence, au moment où les outils et méthodes disponibles sont suffisamment matures pour être partagés et utilisés par tous.

Au niveau national, cette école est en particulier indispensable pour les futurs utilisateurs du réseau Refimeve, qui donnera accès à une vingtaine de laboratoires à un signal de référence de fréquence généré au Syrte, Paris.  Au niveau européen aussi, les liens fibrés sont en pleine expansion et cette école pourra ainsi bénéficier au projet CLONETS qui a pour objectif de promouvoir le développement de liens optiques à l’échelle européenne.

CONFERENCIER•E•S  CONFIRMES

  • Pacôme Delva (France, Syrte-Observatoire de Paris)
  • Michael Drewsen (Danemark, Aarhus University)
  • Frédéric Du Burck (France, LPL-Université Paris 13)
  • Kjeld Eikema (Nederland, LaserLaB - VU University Amsterdam)
  • Jochen Kronjaeger (UK, NPL)
  • Helen Margolis (UK, NPL)
  • Paul-Éric Pottie (France, Syrte-Observatoire de Paris)
  • Nathalie Picqué (Germany, MPQ)
  • Fritz Riehle (Germany, retired from PTB)

AGENDA DE L’ECOLE

Soumettre votre inscription maintenant : 22/11/2018 au 22/02/2019
(dans la limite des places disponibles)
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Faites connaître l’Ecole : TELECHARGER L’AFFICHE DE L’ECOLE

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PHOTO-ACOUSTIQUE Technologies & Dispositifs

Photoniques 94 - dossier

Le mot de la Présidente

Chères adhérentes et adhérents à la Société Française d’Optique,

J’aimerais revenir sur l’actualité récente qu’est le Prix Nobel de Physique 2018. Une fois de plus, l’optique est mise à l’honneur avec l’attribution du prix à trois lauréats récompensés pour leurs travaux dans le domaine de la physique des lasers : Arthur Ashkin pour les pinces optiques et leur utilisation sur des systèmes biologiques et Gérard Mourou et Donna Strickland pour leur méthode originale de génération d'impulsions ultra-brèves de forte intensité. Rappelons que ce prix Nobel s’inscrit dans une longue lignée de prix liés à l’optique qui démarre dès 1907 avec Albert Michelson. Ces quinze dernières années, ont été notamment mis à l’honneur les peignes de fréquence (2005), les fibres optiques (2009) et les LED bleues (2014). Gageons que la vitalité de notre communauté engendrera encore de nombreux prix Nobel.

Quelques mots également sur l’actualité récente de l’EOS (European Optical Society). Une actualité bien chargée avec le succès d’EOSAM 2018 -le colloque biennal de l’EOS, qui s’est tenu à Delft courant octobre- ; la promotion au titre de « Fellow » de six de nos collègues dont trois français Luc Bergé, Riad Haidar et Ariel Levenson ; et les élections du Comité Exécutif avec une très forte représentation française, Gilles Pauliat (Président entrant) et Patricia Segonds (Trésorière). J’adresse toutes mes félicitations aux nouveaux Fellows de l’EOS. Ils ont été récompensés pour la qualité et l’originalité de leurs travaux scientifiques, mais aussi pour leur implication et l’animation de la communauté scientifique. A ce titre, Riad Haidar est bien connu des lecteurs de la revue Photoniques, puisqu’il en est le Rédacteur en Chef depuis plusieurs années et qu’il nous raconte brillamment dans chaque numéro l’histoire d’un(e) opticien(ne) célèbre. Riad Haidar et Ariel Levenson sont également bien connus de la SFO puisqu’ils animent respectivement deux de ses clubs thématiques : le club Nanophotonique et COLOQ (COlloque sur les Lasers et l’Optique Quantique). Je tiens enfin à féliciter Gilles Pauliat et Patricia Seconds pour leurs nouvelles fonctions au sein de l’EOS. Une belle aventure les attend pour continuer de structurer à l’échelle européenne la communauté de l’optique photonique dans toutes ses composantes, de la recherche à l’application et l’industrialisation.

Je vous souhaite une bonne lecture de ce dernier bulletin de l’année et j’en profite pour vous souhaiter d’excellentes fêtes avec vos familles et vos proches !

Pnouchi

 

 

 

 

 

 

Pascale NOUCHI, President of SFO

Ouverture d'un MOOC de Physique pour tous ! (deuxième session)

Venez découvrir le MOOC (cours gratuit, ouvert à tous et accessible en ligne) « La Physique, vive[z] l’expérience ! » de l’Université Paris 13.

Les objectifs de ce MOOC :
- Faire découvrir ou redécouvrir les richesses de la Physique.
- Conduire les apprenants à réaliser eux-mêmes des expériences et les partager avec la communauté du MOOC.
- Aller à la rencontre des chercheurs pour découvrir les applications présentes et futures de la lévitation, de la réalité virtuelle, ou encore de la cape d’invisibilité.

Retrouverez dès maintenant le teaser via Youtube (https://youtu.be/9ItUzgg01oM) ou Facebook (https://www.facebook.com/moocvivezlexperience/).

Nous vous invitons à vous inscrire et à inciter vos collègues, vos élèves, à s’inscrire à ce MOOC sur la plateforme France Université Numérique (FUN) : https://www.fun-mooc.fr/.

début des cours : le lundi 11 mars 2019

Dialogues Entre Chercheurs et Lycéens pour les Intéresser à la Construction des Savoirs (Declics)

Dans Declics, les personnels de recherche (statutaires, mais aussi non statutaires) se déplacent dans les lycées pour dialoguer avec des petits groupes tournants de 5 lycéens (sous forme d’un speed meeting). Ces rencontres sur 1h30 sont précédées par une introduction d’un.e chef.fe d’équipe, et d’une rencontre informelle entre juste les chercheurs (au sens large) et les enseignants impliqués. Le dispositif se développe depuis trois ans et est très apprécié aussi bien des lycéens, des chercheurs, que des enseignants participants. 3 000 lycéens en ont bénéficié l’an dernier. Nous aimerions cette année que le dispositif bénéficie à 6 000 élèves.

En 2018 les rencontres ont eu lieu dans une douzaine de métropoles, principalement du 19 au 23 novembre.

Inscriptions pour les personnels de recherche SUR CETTE PAGE


Inscriptions pour les lycées : terminées pour 2018 mais ouvertes pour 2019 SUR CETTE PAGE

 

http://www.declics2018.org

International Commission for Optics (ICO) - newsletter d'octobre 2018

La SFO représente la France auprès de l'International Commission of Optics.

Newsletter de l'ICO

L 'adhésion de la SFO est sponsorisée par Essilor International, iXCore Fondation pour la Recherche et Phasics.

Logo essilor IXCORE Logo phasics

Esquisse du Palais de la Découverte 2024

Le Palais de la Découverte est né d’une initiative de Jean Perrin, lauréat en 1926 du prix Nobel de Physique pour la mise en évidence expérimentale de la structure atomique de la matière. En 1937, lors de l’exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la vie moderne », la dernière des expositions universelles parisiennes, le Grand Palais est en grande partie investi par le Palais de la Découverte. L’objectif est de montrer l’importance de la science dans les progrès sociaux et technologiques de l’époque. Quant à la méthode, elle est fort bien résumée par Jean Perrin lui-même : « montrer la science en train de se faire », très complémentaire de l’exposition de dispositifs, comme on pouvait en voir à l’époque, par exemple au musée (conservatoire) des Arts et Métiers, qui existe alors depuis déjà plus d’un siècle. Le Palais de la Découverte se situe donc en amont des arts et techniques : il privilégie les fondamentaux et les expériences. Comment en effet comprendre les dernières avancées scientifiques et technologiques sans maitriser les disciplines et concepts fondamentaux ?

L’ensemble du Grand Palais, qui inclut le Palais de la Découverte, va fermer en 2020 pour d’importants travaux de restauration. Cette fermeture de 4 ans est l’occasion de repenser le Palais de la Découverte pour le faire entrer de plein pied dans le 21e siècle. Il ne faut cependant pas perdre de vue ce qui fait le succès du Palais, et ce qui lui donne un statut à part dans le paysage français. Cette chronique se propose de faire le point sur les forces et les faiblesses du Palais d’aujourd’hui, et suggère quelques recommandations sur ce que pourrait être le Palais 2024.

Les points forts du Palais

« Montrer la science », c’est d’abord proposer d’accéder à des univers hors de portée. Dans certaines disciplines, comme l’astronomie, cet aspect revêt même une importance primordiale. Il est donc indispensable de conserver les grands équipements comme le planétarium, mais aussi d’investir dans des technologies numériques telles que la réalité virtuelle ou la 3D, qui permettent au visiteur de plonger par exemple au cœur d’une cellule ou d’un algorithme.

« Montrer la science », c’est aussi montrer les processus de raisonnement et de démonstration présents dans toutes les sciences, mais bien sûr prépondérants en mathématiques. L’importance accordée à ces aspects doit donc être maintenue.

 « Montrer la science », ce n’est pas montrer l’état de nos connaissances, mais montrer comment se fait la science, apprendre à distinguer ce qui relève de la connaissance de ce qui relève de la croyance. C’est donc s’appuyer sur la démarche scientifique, et en particulier sur l’observation des phénomènes. L’expérimentation est donc indispensable, et le Palais de la Découverte a ceci de remarquable qu’il propose dans un même lieu une quantité et une diversité d’expériences uniques en France, comme par exemple en Physique le manège à inertie ou l’accélérateur de particules. Montrer de vraies expériences a certes un coût supérieur à des manipulations virtuelles ou des vidéos, mais le gain pédagogique et scientifique est inestimable. Il est indispensable que le Palais 2024 offre au moins la même diversité qu’aujourd’hui. Notons qu’héberger un grand nombre d’expériences a un corolaire : il faut que ces expériences puissent être montées en collaboration étroite avec les médiateurs, et il faut qu’elles fonctionnent. Il est donc indispensable que le Palais de la Découverte conserve une équipe de techniciens et des ateliers correctement dimensionnés pour assurer une bonne réactivité dans la maintenance de ces dispositifs.

« Montrer la science » nécessite une approche muséologique spécifique. Il y a trois façons de faire. La première consiste à mettre en place une exposition permanente où l’on invite le public à « toucher » et expérimenter par lui-même. Cette approche a ses limites : les expériences proposées doivent rester simples, robustes, et être facilement reproductibles : le visiteur n’a aucune latitude pour expérimenter au-delà de ce que le dispositif propose. Pour aller plus loin, il faut une autre approche, qui joue pleinement le jeu de la démarche scientifique : au sein d’un atelier supervisé par un médiateur, les visiteurs sont invités à manipuler, expérimenter, découvrir avec beaucoup plus de liberté que dans l’approche précédente. Enfin, il reste les expériences trop complexes pour être réalisées par le visiteur. Il faut alors adopter une troisième approche, qui s’appuie entièrement sur les médiateurs. Ceux-ci doivent être hautement qualifiés, car il faut concevoir les expériences, les réaliser devant le public, et les expliquer. Et surtout, ils peuvent donner une autre dimension à la découverte, et raconter la science en enchainant plusieurs expériences complémentaires. Dans le Palais, ces trois approches sont déclinées à travers les exposés, les ateliers et l’exposition permanente. Elles sont la force du Palais, et nous considérons qu’il est indispensable de les retrouver dans la Palais 2024.

La science évolue. Elle progresse, et son rapport à la société change. Les enjeux des années 1930 ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Le public ne se pose pas les mêmes questions, et de nouvelles disciplines de recherche ont émergé. Certaines sont qualifiées de transdisciplinaires, car elles font appel à des concepts qui relèvent de différentes disciplines fondamentales. Le Palais a bien sûr évolué depuis sa création en suivant ces mutations et en montrant la recherche contemporaine, notamment à travers le concept « un chercheur, une manip », mais aussi bien sûr au cours des exposés. Mais il a su jusqu’à présent éviter le biais qui consiste à traiter l’actualité scientifique de façon superficielle, uniquement à travers ses impacts sociétaux, et sans s’appuyer sur les fondements de la science. Son organisation autour des disciplines fondamentales – physique, chimie, mathématiques, informatique, astronomie, sciences de la vie et sciences de la Terre – lui permet d’aborder les fondamentaux, de faire découvrir les grands enjeux de cette recherche disciplinaire, tout en montrant son importance pour des sujets transdisciplinaires. Cette capacité qu’a le Palais de faire découvrir la science en remontant jusqu’à ses fondements est un autre de ses atouts, qu’il faut préserver dans le Palais 2024.

Ce qu’il faut améliorer

Rappelons tout d’abord que le Grand Palais est constitué grosso modo de trois bâtiments : la Nef, qui accueille de grands évènements, le Palais d’Antin, où se trouve actuellement le Palais de la Découverte, et le bâtiment intermédiaire, qui abrite notamment les Galeries Nationales.  En 1937, le Palais de la Découverte occupe, pour une durée qui ne doit pas dépasser celle de l’exposition universelle, la presque totalité du Grand Palais, jusque dans quelques galeries de la Nef, laissant cependant cette dernière aux expositions temporaires et aux « fêtes ». Il s’étend alors sur 23 000 m². Fort du succès de ses plus de 2 millions de visiteurs, le Palais de la Découverte sera pérennisé, et rouvrira ses portes dès 1938, sur une surface un peu réduite, abandonnant notamment les galeries de la Nef. Cette surface sera peu à peu grignotée, notamment lors de la création des Galeries Nationales, mais elle atteint encore 11 000 m² à la fin des années 80, alors qu’elle n’est plus aujourd’hui que de 7 000 m². À chaque amputation, ce sont des thématiques qui disparaissent du Palais : c’est ainsi qu’on ne trouve plus par exemple de salle consacrée à l’énergie solaire ou aux semi-conducteurs. Force est de constater que sur sa surface actuelle, le Palais de la découverte ne peut plus fournir qu’une offre réduite par rapport à son champ de compétence. Il est d’ailleurs regrettable que l’on ne profite pas de ce grand chantier de restauration pour restituer au Palais de la Découverte une partie des surfaces dont il a été privé au cours des toutes dernières décennies, d’autant que toutes les autres composantes du Grand Palais voient au contraire leur surface augmenter significativement.

Ces réductions successives de l’espace disponible ont conduit, sans doute par manque de moyens, à de nombreuses incohérences dans le parcours proposé par le Palais. Citons par exemple la radioactivité, présentée autrefois à côté de l’accélérateur, et qui occupe maintenant une partie de la salle d’optique. Il faudra dans le futur projet scientifique prévoir de rendre la cohérence au parcours que suivra le visiteur « libre », c'est-à-dire le visiteur qui ne suit pas un programme d’exposés. La façon la plus logique de rendre cette cohérence est de structurer les salles par disciplines et sous-disciplines.

Conclusion

À l’heure de la post-vérité, des faits alternatifs et de la désinformation scientifique qui sévit notamment sur les réseaux sociaux, le Palais continue de montrer ce qu’est la démarche scientifique, en s’appuyant lorsque c’est possible sur de « vraies » expériences menées en direct devant le public. Bien que cette approche ne soit pas unique en France, le Palais est unique par son ampleur, le nombre d’expériences qu’il propose et la qualité de ses médiateurs. Il est essentiel que cette démarche puisse continuer à s’exprimer dans le Palais 2024.