• BIOAM-2018

    Du 25/10/2018 au 26/10/2018

    • Ecole polytechnique, Palaiseau - Palaiseau
    BIOAM-2018 : Biophotonics and Optical Angular Momentum Le colloque sur la biophotonique et moment angulaire de la lumière (MAL) réunira ...
  • ROP-RIO 2018

    Du 07/11/2018 au 08/11/2018

    • Sainte Foy-Lès-Lyon
    comme il y a deux ans, conforté par le succès auprès des acteurs de la Recherche issus de tous les corps de métier, le R&e ...
  • PXRNMS 2018

    Du 07/11/2018 au 09/11/2018

    • EDF Lab Paris-Saclay - Palaiseau
    Physics of X-Ray and Neutron Multilayer Structures - workshop 2018 Le workshop PXRNMS 2018 sera composé de présentations invitées, ...

PRIX JEAN JERPHAGNON - appel à candidature

Le Prix Jean Jerphagnon veut honorer la mémoire et prolonger l’œuvre de Jean Jerphagnon, qui mena une carrière remarquable dans le domaine de l’optique et de la photonique.
Il a pour objectif de promouvoir l’innovation technologique et la diffusion de l'optique et de la photonique dans tout domaine d’application.

En témoignage de reconnaissance à Jean Jerphagnon, à la fois chercheur et ingénieur, homme de conviction et un des pionniers des réseaux de recherche et d'innovation (clusters), 11 structures, dont la Société Française d'Optique, se sont alors associées en 2008  pour créer le ‘‘Prix Jean Jerphagnon’’.
Vous trouverez par ce lien la liste des partenaires actuels du Prix : https://www.imt.fr/imt/prix-et-distinctions-decernes/prix-jean-jerphagnon/#partenaires

Appel à candidature 


Les candidat•e•s sont de jeunes entrepreneur•euse•s, ingénieur•e•s ou chercheur•euse•s né•e•s impérativement après le 31 décembre 1978 (chaque enfant à charge du candidat•e peut comptabiliser une année supplémentaire), ayant déjà acquis une reconnaissance incontestable de leurs pair•e•s et souhaitant donner une nouvelle dimension à leur carrière professionnelle.

Les projets soumis peuvent concerner toute démarche de recherche et (ou) entrepreneuriale à condition de comporter des éléments d’optique ou de photonique. Ils pourront par exemple consister en :

  • la création d’une entreprise basée sur les innovations du candidat
  • la création d’une nouvelle ligne de produit dans une entreprise existante
  • un transfert des résultats de recherche du candidat dans un autre domaine scientifique ou applicatif
  • la création d’une nouvelle équipe de recherche sur le sujet du projet, etc.

L'appel à candidature est ouvert jusqu'au 31 octobre 2018

Lien sur la page web 2018 du Prix Jean Jerphagnon, hébergé par l'Institut Mines-Telecom : https://www.imt.fr/imt/prix-et-distinctions-decernes/prix-jean-jerphagnon/

L’optique adaptative, un succès bleu blanc rouge

Photoniques 92 - dossier

Le mot de la Présidente

Chères adhérentes et adhérents à la Société Française d’Optique,

Avec ce numéro de rentrée, j’aimerais revenir sur notre congrès OPTIQUE Toulouse qui s’est tenu à Toulouse du 3 au 6 juillet. Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif, mais de l’avis de tous, ce fut une édition particulièrement réussie, avec pour ma part, des moments très forts.

Quelques chiffres clés de notre congrès : 10 conférences plénières, 174 présentations orales, 157 posters, 4 à 5 sessions en parallèles, 32 exposants industriels et plus de 500 participants. OPTIQUE Toulouse a ainsi regroupé 12 Commissions et Clubs de la Société Française d'Optique et un Club de la Société Française de Physique, PAMO (Physique Atomique, Moléculaire et Optique).

Que dire en quelques mots de ce congrès si riche et si dense ? Un congrès placé sous le signe de l’égalité professionnelle femme-homme dans les carrières scientifiques, avec une conférence plénière dédiée à ce thème, un stand spécifique, et la parité dans les conférences plénières. La remise des trois prix de la SFO -Arnulf Françon, Fabry-de Gramont et Léon Brillouin- : plus d’infos dans ce numéro avec un article dédié sur les lauréats. Les tutoriels du Club Horizons, une nouveauté cette année, de très grande qualité et unanimement appréciés. Alain Brillet, Médaille d’or du CNRS 2017, qui nous a fait l’honneur d’inaugurer les sessions plénières sur la détection des ondes gravitationnelles et qui a provoqué la première « standing ovation » dans l’histoire de nos congrès.

L’organisation de ce congrès est le fruit d’un travail collectif qui a démarré il y a plus de deux ans. Au nom de la SFO, je tiens ici à remercier les principaux acteurs de cette réussite : Philippe Arguel ainsi que tout le comité local d’organisation et notre comité scientifique qui a construit un programme riche et passionnant. Je tiens à remercier également tous nos sponsors, sans qui une telle manifestation serait impossible à organiser. Ils ont été très nombreux, qu’il s’agisse de grands organismes, d’industriels, ou autres. Et pour finir, je tiens à remercier chaleureusement le personnel de la SFO, qui comme à son habitude, a montré un engagement sans faille.

Je vous donne donc rendez-vous dans deux ans pour le prochain congrès de la SFO à Dijon.

Pnouchi

 

 

 

 

 

 

Pascale NOUCHI, President of SFO

Les Prix SFO 2017 et 2018 remis à OPTIQUE Toulouse

 

Pour reconnaître et récompenser l’excellence, la SFO décerne trois prix scientifiques tous les deux ans. L'année 2018 est dédiée aux Prix SFO qui ont été remis le mercredi 4 juillet dans l'Auditorium de l'Université Paul Sabatier Toulouse III  lors du congrès OPTIQUE Toulouse 2018.

Claude Fabre, Grand Prix Léon Brillouin 2018

Le Grand Prix Léon Brillouin a été instauré pour honorer la mémoire du très grand physicien Léon Brillouin (1889-1969) dont les différents travaux ont influencé profondément le développement de l’Optique. Ce Grand Prix est destiné à récompenser pour l’ensemble de ses travaux une opticienne ou un opticien ayant effectué une partie importante de ses recherches en France.

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Delphine Marris-Morini, Prix Fabry-de-Gramont 2017

Alexandre Kudlinski, Prix Fabry-de-Gramont 2018

Le Prix Fabry-de Gramont a été instauré à la mémoire du physicien Charles Fabry (1867-1945), premier directeur général de l'Institut d'Optique, célèbre pour ses travaux sur les interférences, et de M. Armand de Gramont (1879-1962), industriel opticien, fondateur de l'Institut d'Optique.

Le prix récompense une jeune chercheuse ou un jeune chercheur (moins de 40 ans), reconnus internationalement, dont les travaux de recherche ont été remarqués pour leur qualité, leur originalité et leur impact potentiel.

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L'ouvrage «Electromagnétisme, Ondes et propagation guidée»,  Prix Arnulf-Françon 2018

Le Prix Arnulf-Françon a été créé à la mémoire des professeurs Albert Arnulf (1898-1984) et Maurice Françon (1913-1996), célèbres tous les deux pour leur pédagogie efficace dans le domaine de l'optique, pour leurs talents d’expérimentateurs et pour leurs ouvrages didactiques.

Le prix récompense un ouvrage destiné à l'enseignement de l'optique dans l'enseignement supérieur ou visant à faire connaître l’optique au grand public. Cet ouvrage, en langue française, peut être un manuel d’enseignement, un traité de synthèse, un outil informatique éducatif ou d'application, un kit expérimental spécifiquement dédié à l’enseignement. D’autres réalisations originales dans le domaine de l'enseignement ou de la formation en optique pourront être récompensées.

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International Commission for Optics (ICO) - newsletter de juillet 2018

La SFO représente la France auprès de l'International Commission of Optics.

Newsletter n°116 de l'ICO

L 'adhésion de la SFO est sponsorisée par Essilor International, iXCore Fondation pour la Recherche et Phasics.

Logo essilor IXCORE Logo phasics

Esquisse du Palais de la Découverte 2024

Le Palais de la Découverte est né d’une initiative de Jean Perrin, lauréat en 1926 du prix Nobel de Physique pour la mise en évidence expérimentale de la structure atomique de la matière. En 1937, lors de l’exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la vie moderne », la dernière des expositions universelles parisiennes, le Grand Palais est en grande partie investi par le Palais de la Découverte. L’objectif est de montrer l’importance de la science dans les progrès sociaux et technologiques de l’époque. Quant à la méthode, elle est fort bien résumée par Jean Perrin lui-même : « montrer la science en train de se faire », très complémentaire de l’exposition de dispositifs, comme on pouvait en voir à l’époque, par exemple au musée (conservatoire) des Arts et Métiers, qui existe alors depuis déjà plus d’un siècle. Le Palais de la Découverte se situe donc en amont des arts et techniques : il privilégie les fondamentaux et les expériences. Comment en effet comprendre les dernières avancées scientifiques et technologiques sans maitriser les disciplines et concepts fondamentaux ?

L’ensemble du Grand Palais, qui inclut le Palais de la Découverte, va fermer en 2020 pour d’importants travaux de restauration. Cette fermeture de 4 ans est l’occasion de repenser le Palais de la Découverte pour le faire entrer de plein pied dans le 21e siècle. Il ne faut cependant pas perdre de vue ce qui fait le succès du Palais, et ce qui lui donne un statut à part dans le paysage français. Cette chronique se propose de faire le point sur les forces et les faiblesses du Palais d’aujourd’hui, et suggère quelques recommandations sur ce que pourrait être le Palais 2024.

Les points forts du Palais

« Montrer la science », c’est d’abord proposer d’accéder à des univers hors de portée. Dans certaines disciplines, comme l’astronomie, cet aspect revêt même une importance primordiale. Il est donc indispensable de conserver les grands équipements comme le planétarium, mais aussi d’investir dans des technologies numériques telles que la réalité virtuelle ou la 3D, qui permettent au visiteur de plonger par exemple au cœur d’une cellule ou d’un algorithme.

« Montrer la science », c’est aussi montrer les processus de raisonnement et de démonstration présents dans toutes les sciences, mais bien sûr prépondérants en mathématiques. L’importance accordée à ces aspects doit donc être maintenue.

 « Montrer la science », ce n’est pas montrer l’état de nos connaissances, mais montrer comment se fait la science, apprendre à distinguer ce qui relève de la connaissance de ce qui relève de la croyance. C’est donc s’appuyer sur la démarche scientifique, et en particulier sur l’observation des phénomènes. L’expérimentation est donc indispensable, et le Palais de la Découverte a ceci de remarquable qu’il propose dans un même lieu une quantité et une diversité d’expériences uniques en France, comme par exemple en Physique le manège à inertie ou l’accélérateur de particules. Montrer de vraies expériences a certes un coût supérieur à des manipulations virtuelles ou des vidéos, mais le gain pédagogique et scientifique est inestimable. Il est indispensable que le Palais 2024 offre au moins la même diversité qu’aujourd’hui. Notons qu’héberger un grand nombre d’expériences a un corolaire : il faut que ces expériences puissent être montées en collaboration étroite avec les médiateurs, et il faut qu’elles fonctionnent. Il est donc indispensable que le Palais de la Découverte conserve une équipe de techniciens et des ateliers correctement dimensionnés pour assurer une bonne réactivité dans la maintenance de ces dispositifs.

« Montrer la science » nécessite une approche muséologique spécifique. Il y a trois façons de faire. La première consiste à mettre en place une exposition permanente où l’on invite le public à « toucher » et expérimenter par lui-même. Cette approche a ses limites : les expériences proposées doivent rester simples, robustes, et être facilement reproductibles : le visiteur n’a aucune latitude pour expérimenter au-delà de ce que le dispositif propose. Pour aller plus loin, il faut une autre approche, qui joue pleinement le jeu de la démarche scientifique : au sein d’un atelier supervisé par un médiateur, les visiteurs sont invités à manipuler, expérimenter, découvrir avec beaucoup plus de liberté que dans l’approche précédente. Enfin, il reste les expériences trop complexes pour être réalisées par le visiteur. Il faut alors adopter une troisième approche, qui s’appuie entièrement sur les médiateurs. Ceux-ci doivent être hautement qualifiés, car il faut concevoir les expériences, les réaliser devant le public, et les expliquer. Et surtout, ils peuvent donner une autre dimension à la découverte, et raconter la science en enchainant plusieurs expériences complémentaires. Dans le Palais, ces trois approches sont déclinées à travers les exposés, les ateliers et l’exposition permanente. Elles sont la force du Palais, et nous considérons qu’il est indispensable de les retrouver dans la Palais 2024.

La science évolue. Elle progresse, et son rapport à la société change. Les enjeux des années 1930 ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Le public ne se pose pas les mêmes questions, et de nouvelles disciplines de recherche ont émergé. Certaines sont qualifiées de transdisciplinaires, car elles font appel à des concepts qui relèvent de différentes disciplines fondamentales. Le Palais a bien sûr évolué depuis sa création en suivant ces mutations et en montrant la recherche contemporaine, notamment à travers le concept « un chercheur, une manip », mais aussi bien sûr au cours des exposés. Mais il a su jusqu’à présent éviter le biais qui consiste à traiter l’actualité scientifique de façon superficielle, uniquement à travers ses impacts sociétaux, et sans s’appuyer sur les fondements de la science. Son organisation autour des disciplines fondamentales – physique, chimie, mathématiques, informatique, astronomie, sciences de la vie et sciences de la Terre – lui permet d’aborder les fondamentaux, de faire découvrir les grands enjeux de cette recherche disciplinaire, tout en montrant son importance pour des sujets transdisciplinaires. Cette capacité qu’a le Palais de faire découvrir la science en remontant jusqu’à ses fondements est un autre de ses atouts, qu’il faut préserver dans le Palais 2024.

Ce qu’il faut améliorer

Rappelons tout d’abord que le Grand Palais est constitué grosso modo de trois bâtiments : la Nef, qui accueille de grands évènements, le Palais d’Antin, où se trouve actuellement le Palais de la Découverte, et le bâtiment intermédiaire, qui abrite notamment les Galeries Nationales.  En 1937, le Palais de la Découverte occupe, pour une durée qui ne doit pas dépasser celle de l’exposition universelle, la presque totalité du Grand Palais, jusque dans quelques galeries de la Nef, laissant cependant cette dernière aux expositions temporaires et aux « fêtes ». Il s’étend alors sur 23 000 m². Fort du succès de ses plus de 2 millions de visiteurs, le Palais de la Découverte sera pérennisé, et rouvrira ses portes dès 1938, sur une surface un peu réduite, abandonnant notamment les galeries de la Nef. Cette surface sera peu à peu grignotée, notamment lors de la création des Galeries Nationales, mais elle atteint encore 11 000 m² à la fin des années 80, alors qu’elle n’est plus aujourd’hui que de 7 000 m². À chaque amputation, ce sont des thématiques qui disparaissent du Palais : c’est ainsi qu’on ne trouve plus par exemple de salle consacrée à l’énergie solaire ou aux semi-conducteurs. Force est de constater que sur sa surface actuelle, le Palais de la découverte ne peut plus fournir qu’une offre réduite par rapport à son champ de compétence. Il est d’ailleurs regrettable que l’on ne profite pas de ce grand chantier de restauration pour restituer au Palais de la Découverte une partie des surfaces dont il a été privé au cours des toutes dernières décennies, d’autant que toutes les autres composantes du Grand Palais voient au contraire leur surface augmenter significativement.

Ces réductions successives de l’espace disponible ont conduit, sans doute par manque de moyens, à de nombreuses incohérences dans le parcours proposé par le Palais. Citons par exemple la radioactivité, présentée autrefois à côté de l’accélérateur, et qui occupe maintenant une partie de la salle d’optique. Il faudra dans le futur projet scientifique prévoir de rendre la cohérence au parcours que suivra le visiteur « libre », c'est-à-dire le visiteur qui ne suit pas un programme d’exposés. La façon la plus logique de rendre cette cohérence est de structurer les salles par disciplines et sous-disciplines.

Conclusion

À l’heure de la post-vérité, des faits alternatifs et de la désinformation scientifique qui sévit notamment sur les réseaux sociaux, le Palais continue de montrer ce qu’est la démarche scientifique, en s’appuyant lorsque c’est possible sur de « vraies » expériences menées en direct devant le public. Bien que cette approche ne soit pas unique en France, le Palais est unique par son ampleur, le nombre d’expériences qu’il propose et la qualité de ses médiateurs. Il est essentiel que cette démarche puisse continuer à s’exprimer dans le Palais 2024.