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    Du 11/12/2018 au 13/12/2018

    • Centre de congrès Neptune - Toulon
    La deuxième édition du congrès national C’Nano se tiendra à Toulon, les 11, 12 et 13 décembre 2018. Ces jo ...
  • Journées détecteurs

    Du 17/12/2018 au 18/12/2018

    • Palaiseau
    Dernières (r)évolutions dans le domaine des détecteurs, du visible à l'infrarouge Cette conférence vise à ...
  • C2i 2019

    Du 28/01/2019 au 30/01/2019

    • Talence
    8ème Colloque Interdisciplinaire en Instrumentation    EXTENSION DE LA DATE DE DÉPÔT DES RÉSUMÉS AU 15 ...

International Commission for Optics (ICO) - newsletter d'octobre 2018

La SFO représente la France auprès de l'International Commission of Optics.

Newsletter de l'ICO

L 'adhésion de la SFO est sponsorisée par Essilor International, iXCore Fondation pour la Recherche et Phasics.

Logo essilor IXCORE Logo phasics

Opto-Électronique, une histoire qui marche!

Photoniques 93 - dossier

Le mot de la Présidente

Chères adhérentes et adhérents à la Société Française d’Optique,

Comme vous le savez, nos clubs constituent la colonne vertébrale de notre société savante. Ils sont au nombre de vingt : 15 clubs thématiques qui reflètent parfaitement la richesse et la diversité de l’optique française ; mais aussi 3 « students clubs » EOS/SFO et 2 commissions, la commission enseignement et la toute jeune commission « Femmes et Physique, réussir la parité en optique »  créée sous l’impulsion de mon prédécesseur Benoit Boulanger. La parité est un sujet qui reçoit beaucoup d’attention dans les médias et dans l’actualité en général. C’est donc tout naturellement que ce « mot de la présidente » est dédié à nos actions en faveur de la parité.


La commission « Femmes et Physique, réussir la parité en optique » est animée avec beaucoup de conviction et de dynamisme par Caroline Champenois (Laboratoire PIIM - Physique des Interactions Ioniques et Moléculaires), et Marie Géléoc (LIDYL - Laboratoire Interactions, Dynamiques et Lasers). Cette commission est conjointe avec celle de la Société Française de Physique (SFP). Parmi les objectifs principaux, il s’agit de donner une plus grande visibilité et d’améliorer la place des femmes en physique/optique. Parmi les actions, je tiens à souligner le mentorat pour aider les jeunes femmes dans leur choix et orientation de carrière, ainsi que la mise en place d’une charte pour l’organisation des conférences ; cette charte assurant une représentation équitable F/H.


Cette commission a participé activement à notre grand congrès OPTIQUE Toulouse, avec un vif soutien de l’équipe locale Philippe Arguel, Emmanuelle Daran et Antoine Monmayrant. Nous avons eu le plaisir d’accueillir en conférence plénière une sociologue, Nathalie Lapeyre, spécialiste des études de genre, notamment dans la sphère professionnelle. C’est une première dans l’histoire de nos congrès OPTIQUE. Nathalie Lapeyre nous a présenté un panorama très détaillé et chiffré de la place des femmes dans la recherche publique en optique, ainsi que des exemples de politique active de parité mise en place dans des pays voisins. Cette présentation a suscité de nombreuses questions de la part de l’auditoire et les débats ont continué bien au-delà de la conférence elle-même. Enfin, je l’avais déjà noté dans mon précédent « Mot de la Présidente », mais les conférences plénières ont affiché une parité parfaite. C’est un très bel exemple pour les chercheuses et un bel encouragement pour nos jeunes chercheuses.

Pnouchi

 

 

 

 

 

 

Pascale NOUCHI, President of SFO

Les Prix SFO 2017 et 2018 remis à OPTIQUE Toulouse

 

Pour reconnaître et récompenser l’excellence, la SFO décerne trois prix scientifiques tous les deux ans. L'année 2018 est dédiée aux Prix SFO qui ont été remis le mercredi 4 juillet dans l'Auditorium de l'Université Paul Sabatier Toulouse III  lors du congrès OPTIQUE Toulouse 2018.

Claude Fabre, Grand Prix Léon Brillouin 2018

Le Grand Prix Léon Brillouin a été instauré pour honorer la mémoire du très grand physicien Léon Brillouin (1889-1969) dont les différents travaux ont influencé profondément le développement de l’Optique. Ce Grand Prix est destiné à récompenser pour l’ensemble de ses travaux une opticienne ou un opticien ayant effectué une partie importante de ses recherches en France.

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Delphine Marris-Morini, Prix Fabry-de-Gramont 2017

Alexandre Kudlinski, Prix Fabry-de-Gramont 2018

Le Prix Fabry-de Gramont a été instauré à la mémoire du physicien Charles Fabry (1867-1945), premier directeur général de l'Institut d'Optique, célèbre pour ses travaux sur les interférences, et de M. Armand de Gramont (1879-1962), industriel opticien, fondateur de l'Institut d'Optique.

Le prix récompense une jeune chercheuse ou un jeune chercheur (moins de 40 ans), reconnus internationalement, dont les travaux de recherche ont été remarqués pour leur qualité, leur originalité et leur impact potentiel.

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L'ouvrage «Electromagnétisme, Ondes et propagation guidée»,  Prix Arnulf-Françon 2018

Le Prix Arnulf-Françon a été créé à la mémoire des professeurs Albert Arnulf (1898-1984) et Maurice Françon (1913-1996), célèbres tous les deux pour leur pédagogie efficace dans le domaine de l'optique, pour leurs talents d’expérimentateurs et pour leurs ouvrages didactiques.

Le prix récompense un ouvrage destiné à l'enseignement de l'optique dans l'enseignement supérieur ou visant à faire connaître l’optique au grand public. Cet ouvrage, en langue française, peut être un manuel d’enseignement, un traité de synthèse, un outil informatique éducatif ou d'application, un kit expérimental spécifiquement dédié à l’enseignement. D’autres réalisations originales dans le domaine de l'enseignement ou de la formation en optique pourront être récompensées.

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Ouverture d'un MOOC de Physique pour tous ! (deuxième session)

Venez découvrir le MOOC (cours gratuit, ouvert à tous et accessible en ligne) « La Physique, vive[z] l’expérience ! » de l’Université Paris 13.

Les objectifs de ce MOOC :
- Faire découvrir ou redécouvrir les richesses de la Physique.
- Conduire les apprenants à réaliser eux-mêmes des expériences et les partager avec la communauté du MOOC.
- Aller à la rencontre des chercheurs pour découvrir les applications présentes et futures de la lévitation, de la réalité virtuelle, ou encore de la cape d’invisibilité.

Retrouverez dès maintenant le teaser via Youtube (https://youtu.be/9ItUzgg01oM) ou Facebook (https://www.facebook.com/moocvivezlexperience/).

Nous vous invitons à vous inscrire et à inciter vos collègues, vos élèves, à s’inscrire à ce MOOC sur la plateforme France Université Numérique (FUN) : https://www.fun-mooc.fr/.

début des cours : le lundi 11 mars 2019

Esquisse du Palais de la Découverte 2024

Le Palais de la Découverte est né d’une initiative de Jean Perrin, lauréat en 1926 du prix Nobel de Physique pour la mise en évidence expérimentale de la structure atomique de la matière. En 1937, lors de l’exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la vie moderne », la dernière des expositions universelles parisiennes, le Grand Palais est en grande partie investi par le Palais de la Découverte. L’objectif est de montrer l’importance de la science dans les progrès sociaux et technologiques de l’époque. Quant à la méthode, elle est fort bien résumée par Jean Perrin lui-même : « montrer la science en train de se faire », très complémentaire de l’exposition de dispositifs, comme on pouvait en voir à l’époque, par exemple au musée (conservatoire) des Arts et Métiers, qui existe alors depuis déjà plus d’un siècle. Le Palais de la Découverte se situe donc en amont des arts et techniques : il privilégie les fondamentaux et les expériences. Comment en effet comprendre les dernières avancées scientifiques et technologiques sans maitriser les disciplines et concepts fondamentaux ?

L’ensemble du Grand Palais, qui inclut le Palais de la Découverte, va fermer en 2020 pour d’importants travaux de restauration. Cette fermeture de 4 ans est l’occasion de repenser le Palais de la Découverte pour le faire entrer de plein pied dans le 21e siècle. Il ne faut cependant pas perdre de vue ce qui fait le succès du Palais, et ce qui lui donne un statut à part dans le paysage français. Cette chronique se propose de faire le point sur les forces et les faiblesses du Palais d’aujourd’hui, et suggère quelques recommandations sur ce que pourrait être le Palais 2024.

Les points forts du Palais

« Montrer la science », c’est d’abord proposer d’accéder à des univers hors de portée. Dans certaines disciplines, comme l’astronomie, cet aspect revêt même une importance primordiale. Il est donc indispensable de conserver les grands équipements comme le planétarium, mais aussi d’investir dans des technologies numériques telles que la réalité virtuelle ou la 3D, qui permettent au visiteur de plonger par exemple au cœur d’une cellule ou d’un algorithme.

« Montrer la science », c’est aussi montrer les processus de raisonnement et de démonstration présents dans toutes les sciences, mais bien sûr prépondérants en mathématiques. L’importance accordée à ces aspects doit donc être maintenue.

 « Montrer la science », ce n’est pas montrer l’état de nos connaissances, mais montrer comment se fait la science, apprendre à distinguer ce qui relève de la connaissance de ce qui relève de la croyance. C’est donc s’appuyer sur la démarche scientifique, et en particulier sur l’observation des phénomènes. L’expérimentation est donc indispensable, et le Palais de la Découverte a ceci de remarquable qu’il propose dans un même lieu une quantité et une diversité d’expériences uniques en France, comme par exemple en Physique le manège à inertie ou l’accélérateur de particules. Montrer de vraies expériences a certes un coût supérieur à des manipulations virtuelles ou des vidéos, mais le gain pédagogique et scientifique est inestimable. Il est indispensable que le Palais 2024 offre au moins la même diversité qu’aujourd’hui. Notons qu’héberger un grand nombre d’expériences a un corolaire : il faut que ces expériences puissent être montées en collaboration étroite avec les médiateurs, et il faut qu’elles fonctionnent. Il est donc indispensable que le Palais de la Découverte conserve une équipe de techniciens et des ateliers correctement dimensionnés pour assurer une bonne réactivité dans la maintenance de ces dispositifs.

« Montrer la science » nécessite une approche muséologique spécifique. Il y a trois façons de faire. La première consiste à mettre en place une exposition permanente où l’on invite le public à « toucher » et expérimenter par lui-même. Cette approche a ses limites : les expériences proposées doivent rester simples, robustes, et être facilement reproductibles : le visiteur n’a aucune latitude pour expérimenter au-delà de ce que le dispositif propose. Pour aller plus loin, il faut une autre approche, qui joue pleinement le jeu de la démarche scientifique : au sein d’un atelier supervisé par un médiateur, les visiteurs sont invités à manipuler, expérimenter, découvrir avec beaucoup plus de liberté que dans l’approche précédente. Enfin, il reste les expériences trop complexes pour être réalisées par le visiteur. Il faut alors adopter une troisième approche, qui s’appuie entièrement sur les médiateurs. Ceux-ci doivent être hautement qualifiés, car il faut concevoir les expériences, les réaliser devant le public, et les expliquer. Et surtout, ils peuvent donner une autre dimension à la découverte, et raconter la science en enchainant plusieurs expériences complémentaires. Dans le Palais, ces trois approches sont déclinées à travers les exposés, les ateliers et l’exposition permanente. Elles sont la force du Palais, et nous considérons qu’il est indispensable de les retrouver dans la Palais 2024.

La science évolue. Elle progresse, et son rapport à la société change. Les enjeux des années 1930 ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Le public ne se pose pas les mêmes questions, et de nouvelles disciplines de recherche ont émergé. Certaines sont qualifiées de transdisciplinaires, car elles font appel à des concepts qui relèvent de différentes disciplines fondamentales. Le Palais a bien sûr évolué depuis sa création en suivant ces mutations et en montrant la recherche contemporaine, notamment à travers le concept « un chercheur, une manip », mais aussi bien sûr au cours des exposés. Mais il a su jusqu’à présent éviter le biais qui consiste à traiter l’actualité scientifique de façon superficielle, uniquement à travers ses impacts sociétaux, et sans s’appuyer sur les fondements de la science. Son organisation autour des disciplines fondamentales – physique, chimie, mathématiques, informatique, astronomie, sciences de la vie et sciences de la Terre – lui permet d’aborder les fondamentaux, de faire découvrir les grands enjeux de cette recherche disciplinaire, tout en montrant son importance pour des sujets transdisciplinaires. Cette capacité qu’a le Palais de faire découvrir la science en remontant jusqu’à ses fondements est un autre de ses atouts, qu’il faut préserver dans le Palais 2024.

Ce qu’il faut améliorer

Rappelons tout d’abord que le Grand Palais est constitué grosso modo de trois bâtiments : la Nef, qui accueille de grands évènements, le Palais d’Antin, où se trouve actuellement le Palais de la Découverte, et le bâtiment intermédiaire, qui abrite notamment les Galeries Nationales.  En 1937, le Palais de la Découverte occupe, pour une durée qui ne doit pas dépasser celle de l’exposition universelle, la presque totalité du Grand Palais, jusque dans quelques galeries de la Nef, laissant cependant cette dernière aux expositions temporaires et aux « fêtes ». Il s’étend alors sur 23 000 m². Fort du succès de ses plus de 2 millions de visiteurs, le Palais de la Découverte sera pérennisé, et rouvrira ses portes dès 1938, sur une surface un peu réduite, abandonnant notamment les galeries de la Nef. Cette surface sera peu à peu grignotée, notamment lors de la création des Galeries Nationales, mais elle atteint encore 11 000 m² à la fin des années 80, alors qu’elle n’est plus aujourd’hui que de 7 000 m². À chaque amputation, ce sont des thématiques qui disparaissent du Palais : c’est ainsi qu’on ne trouve plus par exemple de salle consacrée à l’énergie solaire ou aux semi-conducteurs. Force est de constater que sur sa surface actuelle, le Palais de la découverte ne peut plus fournir qu’une offre réduite par rapport à son champ de compétence. Il est d’ailleurs regrettable que l’on ne profite pas de ce grand chantier de restauration pour restituer au Palais de la Découverte une partie des surfaces dont il a été privé au cours des toutes dernières décennies, d’autant que toutes les autres composantes du Grand Palais voient au contraire leur surface augmenter significativement.

Ces réductions successives de l’espace disponible ont conduit, sans doute par manque de moyens, à de nombreuses incohérences dans le parcours proposé par le Palais. Citons par exemple la radioactivité, présentée autrefois à côté de l’accélérateur, et qui occupe maintenant une partie de la salle d’optique. Il faudra dans le futur projet scientifique prévoir de rendre la cohérence au parcours que suivra le visiteur « libre », c'est-à-dire le visiteur qui ne suit pas un programme d’exposés. La façon la plus logique de rendre cette cohérence est de structurer les salles par disciplines et sous-disciplines.

Conclusion

À l’heure de la post-vérité, des faits alternatifs et de la désinformation scientifique qui sévit notamment sur les réseaux sociaux, le Palais continue de montrer ce qu’est la démarche scientifique, en s’appuyant lorsque c’est possible sur de « vraies » expériences menées en direct devant le public. Bien que cette approche ne soit pas unique en France, le Palais est unique par son ampleur, le nombre d’expériences qu’il propose et la qualité de ses médiateurs. Il est essentiel que cette démarche puisse continuer à s’exprimer dans le Palais 2024.