OPTIQUE Toulouse 2018

OPTIQUE Toulouse 2018, c’est parti ! Après Grenoble, Lille, Marseille, Paris, Rennes et Bordeaux, la septième édition du grand congrès biennal de ...

Prix SFO : cérémonie de remise des Prix le 4 juillet dans le cadre d'OPTIQUE Toulouse

Pour reconnaître et récompenser l’excellence, la SFO décerne trois prix scientifiques tous les deux ans. L'année 2018 est dédiée aux Prix SFO qui seront remis le mercredi 4 juillet à 16h30 dans l'Auditorium de l'Université Paul Sabatier Toulouse III  lors du congrès OPTIQUE Toulouse 2018.

Consulter le programme du congrès : https://www.conftool.pro/optique-toulouse-2018/sessions.php

 

soumissions closes

Le Grand Prix Léon Brillouin

Le Grand Prix Léon Brillouin a été instauré pour honorer la mémoire du très grand physicien Léon Brillouin (1889-1969) dont les différents travaux ont influencé profondément le développement de l’Optique. Ce Grand Prix est destiné à récompenser pour l’ensemble de ses travaux une opticienne ou un opticien ayant effectué une partie importante de ses recherches en France.

Il est attribué tous les deux ans sur proposition d’un jury. La dotation du prix est de 20.000 € grâce à la donation de la Fondation iXCore pour la Recherche. Ce Grand Prix Léon Brillouin a été créé par Emmanuel ROSENCHER à qui nous rendons hommage pour sa présidence éclairée de la Société Française d’Optique.

 

Jury et lauréats du Grand Prix Léon Brillouin de la SFO

Le Prix Fabry-de-Gramont

Le Prix Fabry-de Gramont a été instauré à la mémoire du physicien Charles Fabry (1867-1945), premier directeur général de l'Institut d'Optique, célèbre pour ses travaux sur les interférences, et de M. Armand de Gramont (1879-1962), industriel opticien, fondateur de l'Institut d'Optique.

Le prix récompense une jeune chercheuse ou un jeune chercheur (moins de 40 ans), reconnus internationalement, dont les travaux de recherche ont été remarqués pour leur qualité, leur originalité et leur impact potentiel. Les lauréats pour 2017 et 2018 recevront leur prix lors de la conférence OPTIQUE Toulouse 2018, le congrès de la SFO, qui se tiendra à Toulouse du 3 au 6 juillet 2018. La dotation est de 2000 €.
 
Le dossier complet devra être envoyé par le formulaire en ligne au plus tard le 15 mai 2018 à minuit, soit par le candidat lui-même, soit par son parrain.

 

Jury, conditions de candidature et lauréats du Prix Fabry - de Gramont

Le Prix Arnulf-Françon

Le Prix Arnulf-Françon a été créé à la mémoire des professeurs Albert Arnulf (1898-1984) et Maurice Françon (1913-1996), célèbres tous les deux pour leur pédagogie efficace dans le domaine de l'optique, pour leurs talents d’expérimentateurs et pour leurs ouvrages didactiques.

Le prix récompense un ouvrage destiné à l'enseignement de l'optique dans l'enseignement supérieur ou visant à faire connaître l’optique au grand public. Cet ouvrage, en langue française, peut être un manuel d’enseignement, un traité de synthèse, un outil informatique éducatif ou d'application, un kit expérimental spécifiquement dédié à l’enseignement. D’autres réalisations originales dans le domaine de l'enseignement ou de la formation en optique pourront être récompensées.

Le prix est attribué tous les deux ans par la SFO, sur proposition d'un jury. Il est doté de 2000 euros.

Pour l'édition 2018, le jury souhaite récompenser un ouvrage (au sens large défini plus haut) destiné à l'enseignement de l'optique dans l'enseignement supérieur. La date limite de candidature pour le Prix Arnulf Françon 2018, y compris la réception des ouvrages permettant l’examen par le jury, est fixée au 15 mai 2018 à minuit.

 

Jury et lauréats du Prix Arnulf - Françon

remise des Prix SFO lors du congrès OPTIQUE Toulouse 2018

Le contact SFO pour le suivi des candidatures aux Prix SFO :

Mariam MELLOT
E : mariam.mellot@institutoptique.fr
T : 01 64 53 31 82
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Photonics in Europe - Special EOS Issue

Photonics in Europe Special EOS Issue, March-April 2018

The world of the President

After the success of the first edition of Photoniques in English, we are very proud to present this second edition.
Photoniques is a periodic journal and newsletter for the members of the Société Française d’Optique (SFO) which comes out 5 times a year. SFO is a non-profit organization, gathering about 800 individual members, coming from both academia and industry, and 40 corporate members.
We welcome student as well as professional members.
We all know optics/photonics is a very broad and diverse field, covering a wide range of applications, and our organization really reflects this diversity. We are indeed organized through 20 “thematic clubs”, each of them being focused on a dedicated topic, again, as varied as nanotechnology, guided optics, quantum technology and so on… Each of this club aims at bringing advances in its field and being the vector of technological innovation for various industries. Among their activities, there is the organization of scientific workshops bringing together the academic and industrial stakeholders of optics and photonics.
Every even year, SFO has its signature event, the congress “OPTIQUE”, which is co-organized with and hosted by a French University, different each time. This congress gathers most or our “thematic clubs”, and aims at fostering collaboration across the different fields of optics.
This congress includes multiple sessions in parallel as well as several plenary sessions with renowned speakers in various field of optics. This year, our congress is hosted in Toulouse, after the success of OPTIQUE Bordeaux in 2016 with a record attendance of 590 participants. This edition in Toulouse will have a special flavor because Toulouse has been selected as the European City of Science, and as such, will host the 8th edition of ESOF (EuroScience Open Forum). OPTIQUE Toulouse will start July 3rd, for 4 full days. We feel very lucky to welcome Alain Brillet,for the opening plenary. Alain Brillet was awarded the CNRS 2017 Gold medal for his major contributions to the detection of gravitational waves.
I truly hope you will enjoy reading this special Photoniques issue.

Pnouchi

 

 

 

 

 

Pascale NOUCHI, President of SFO

Esquisse du Palais de la Découverte 2024

Le Palais de la Découverte est né d’une initiative de Jean Perrin, lauréat en 1926 du prix Nobel de Physique pour la mise en évidence expérimentale de la structure atomique de la matière. En 1937, lors de l’exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la vie moderne », la dernière des expositions universelles parisiennes, le Grand Palais est en grande partie investi par le Palais de la Découverte. L’objectif est de montrer l’importance de la science dans les progrès sociaux et technologiques de l’époque. Quant à la méthode, elle est fort bien résumée par Jean Perrin lui-même : « montrer la science en train de se faire », très complémentaire de l’exposition de dispositifs, comme on pouvait en voir à l’époque, par exemple au musée (conservatoire) des Arts et Métiers, qui existe alors depuis déjà plus d’un siècle. Le Palais de la Découverte se situe donc en amont des arts et techniques : il privilégie les fondamentaux et les expériences. Comment en effet comprendre les dernières avancées scientifiques et technologiques sans maitriser les disciplines et concepts fondamentaux ?

L’ensemble du Grand Palais, qui inclut le Palais de la Découverte, va fermer en 2020 pour d’importants travaux de restauration. Cette fermeture de 4 ans est l’occasion de repenser le Palais de la Découverte pour le faire entrer de plein pied dans le 21e siècle. Il ne faut cependant pas perdre de vue ce qui fait le succès du Palais, et ce qui lui donne un statut à part dans le paysage français. Cette chronique se propose de faire le point sur les forces et les faiblesses du Palais d’aujourd’hui, et suggère quelques recommandations sur ce que pourrait être le Palais 2024.

Les points forts du Palais

« Montrer la science », c’est d’abord proposer d’accéder à des univers hors de portée. Dans certaines disciplines, comme l’astronomie, cet aspect revêt même une importance primordiale. Il est donc indispensable de conserver les grands équipements comme le planétarium, mais aussi d’investir dans des technologies numériques telles que la réalité virtuelle ou la 3D, qui permettent au visiteur de plonger par exemple au cœur d’une cellule ou d’un algorithme.

« Montrer la science », c’est aussi montrer les processus de raisonnement et de démonstration présents dans toutes les sciences, mais bien sûr prépondérants en mathématiques. L’importance accordée à ces aspects doit donc être maintenue.

 « Montrer la science », ce n’est pas montrer l’état de nos connaissances, mais montrer comment se fait la science, apprendre à distinguer ce qui relève de la connaissance de ce qui relève de la croyance. C’est donc s’appuyer sur la démarche scientifique, et en particulier sur l’observation des phénomènes. L’expérimentation est donc indispensable, et le Palais de la Découverte a ceci de remarquable qu’il propose dans un même lieu une quantité et une diversité d’expériences uniques en France, comme par exemple en Physique le manège à inertie ou l’accélérateur de particules. Montrer de vraies expériences a certes un coût supérieur à des manipulations virtuelles ou des vidéos, mais le gain pédagogique et scientifique est inestimable. Il est indispensable que le Palais 2024 offre au moins la même diversité qu’aujourd’hui. Notons qu’héberger un grand nombre d’expériences a un corolaire : il faut que ces expériences puissent être montées en collaboration étroite avec les médiateurs, et il faut qu’elles fonctionnent. Il est donc indispensable que le Palais de la Découverte conserve une équipe de techniciens et des ateliers correctement dimensionnés pour assurer une bonne réactivité dans la maintenance de ces dispositifs.

« Montrer la science » nécessite une approche muséologique spécifique. Il y a trois façons de faire. La première consiste à mettre en place une exposition permanente où l’on invite le public à « toucher » et expérimenter par lui-même. Cette approche a ses limites : les expériences proposées doivent rester simples, robustes, et être facilement reproductibles : le visiteur n’a aucune latitude pour expérimenter au-delà de ce que le dispositif propose. Pour aller plus loin, il faut une autre approche, qui joue pleinement le jeu de la démarche scientifique : au sein d’un atelier supervisé par un médiateur, les visiteurs sont invités à manipuler, expérimenter, découvrir avec beaucoup plus de liberté que dans l’approche précédente. Enfin, il reste les expériences trop complexes pour être réalisées par le visiteur. Il faut alors adopter une troisième approche, qui s’appuie entièrement sur les médiateurs. Ceux-ci doivent être hautement qualifiés, car il faut concevoir les expériences, les réaliser devant le public, et les expliquer. Et surtout, ils peuvent donner une autre dimension à la découverte, et raconter la science en enchainant plusieurs expériences complémentaires. Dans le Palais, ces trois approches sont déclinées à travers les exposés, les ateliers et l’exposition permanente. Elles sont la force du Palais, et nous considérons qu’il est indispensable de les retrouver dans la Palais 2024.

La science évolue. Elle progresse, et son rapport à la société change. Les enjeux des années 1930 ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Le public ne se pose pas les mêmes questions, et de nouvelles disciplines de recherche ont émergé. Certaines sont qualifiées de transdisciplinaires, car elles font appel à des concepts qui relèvent de différentes disciplines fondamentales. Le Palais a bien sûr évolué depuis sa création en suivant ces mutations et en montrant la recherche contemporaine, notamment à travers le concept « un chercheur, une manip », mais aussi bien sûr au cours des exposés. Mais il a su jusqu’à présent éviter le biais qui consiste à traiter l’actualité scientifique de façon superficielle, uniquement à travers ses impacts sociétaux, et sans s’appuyer sur les fondements de la science. Son organisation autour des disciplines fondamentales – physique, chimie, mathématiques, informatique, astronomie, sciences de la vie et sciences de la Terre – lui permet d’aborder les fondamentaux, de faire découvrir les grands enjeux de cette recherche disciplinaire, tout en montrant son importance pour des sujets transdisciplinaires. Cette capacité qu’a le Palais de faire découvrir la science en remontant jusqu’à ses fondements est un autre de ses atouts, qu’il faut préserver dans le Palais 2024.

Ce qu’il faut améliorer

Rappelons tout d’abord que le Grand Palais est constitué grosso modo de trois bâtiments : la Nef, qui accueille de grands évènements, le Palais d’Antin, où se trouve actuellement le Palais de la Découverte, et le bâtiment intermédiaire, qui abrite notamment les Galeries Nationales.  En 1937, le Palais de la Découverte occupe, pour une durée qui ne doit pas dépasser celle de l’exposition universelle, la presque totalité du Grand Palais, jusque dans quelques galeries de la Nef, laissant cependant cette dernière aux expositions temporaires et aux « fêtes ». Il s’étend alors sur 23 000 m². Fort du succès de ses plus de 2 millions de visiteurs, le Palais de la Découverte sera pérennisé, et rouvrira ses portes dès 1938, sur une surface un peu réduite, abandonnant notamment les galeries de la Nef. Cette surface sera peu à peu grignotée, notamment lors de la création des Galeries Nationales, mais elle atteint encore 11 000 m² à la fin des années 80, alors qu’elle n’est plus aujourd’hui que de 7 000 m². À chaque amputation, ce sont des thématiques qui disparaissent du Palais : c’est ainsi qu’on ne trouve plus par exemple de salle consacrée à l’énergie solaire ou aux semi-conducteurs. Force est de constater que sur sa surface actuelle, le Palais de la découverte ne peut plus fournir qu’une offre réduite par rapport à son champ de compétence. Il est d’ailleurs regrettable que l’on ne profite pas de ce grand chantier de restauration pour restituer au Palais de la Découverte une partie des surfaces dont il a été privé au cours des toutes dernières décennies, d’autant que toutes les autres composantes du Grand Palais voient au contraire leur surface augmenter significativement.

Ces réductions successives de l’espace disponible ont conduit, sans doute par manque de moyens, à de nombreuses incohérences dans le parcours proposé par le Palais. Citons par exemple la radioactivité, présentée autrefois à côté de l’accélérateur, et qui occupe maintenant une partie de la salle d’optique. Il faudra dans le futur projet scientifique prévoir de rendre la cohérence au parcours que suivra le visiteur « libre », c'est-à-dire le visiteur qui ne suit pas un programme d’exposés. La façon la plus logique de rendre cette cohérence est de structurer les salles par disciplines et sous-disciplines.

Conclusion

À l’heure de la post-vérité, des faits alternatifs et de la désinformation scientifique qui sévit notamment sur les réseaux sociaux, le Palais continue de montrer ce qu’est la démarche scientifique, en s’appuyant lorsque c’est possible sur de « vraies » expériences menées en direct devant le public. Bien que cette approche ne soit pas unique en France, le Palais est unique par son ampleur, le nombre d’expériences qu’il propose et la qualité de ses médiateurs. Il est essentiel que cette démarche puisse continuer à s’exprimer dans le Palais 2024.